« Artistes et robots » : vers une nouvelle définition de l’œuvre d’art | The Conversation

Article by · 16 mai 2018 ·

(…) La question de l’originalité

Vendre une œuvre, c’est avant tout affirmer son originalité. Comment le droit de l’art peut-il appréhender l’œuvre créée par une machine au regard de cette exigence d’originalité ? Rappelons à cet égard que le deep learning a considérablement modifié la donne. Prenons l’exemple du programme AlphaGo. En 2016, il a été alimenté par des milliers de parties pour être en mesure de battre le grand maître du jeu de Go sud-coréen Lee Se-Dol, jusqu’à être écrasé par AlphaGo Zero, développé par DeepMind, filiale de Google.

Or ce dernier programme n’a eu comme données de départ que… les règles du jeu et a appris la stratégie en jouant pendant trois jours des millions de parties contre lui-même. Cela signifie qu’aujourd’hui, les machines peuvent créer non seulement des œuvres à la manière de mais aussi parfaitement inédites et, si l’on accepte cet adjectif pour une production non humaine, originales. C’est justement autour de cet adjectif que risque de se nouer un contentieux insoluble. (…)

Source : « Artistes et robots » : vers une nouvelle définition de l’œuvre d’art

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